Les démons de minuit qui ça qui ça

La célébran chanson ns groupe Émile et image recèle un secret: au fil du temps, et surtout des concerts, des paroles pirates étonnantes se faire sont greffées.

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Le tube ns l"été 1986, restes des semaines à lintérieur le sommet 50, orient cultissime. Images, est devenu le supergroupe Émile und Images, sort son roques «Les Démons du minuit». À l"apogée ns sa gloire, cette fait dance des millions aux Français·es. D’un question reste néanmoins en suspens. Pourquoi demons des gens lancent-ils «Qui ça, qui ça?» après les couplet «Ils m"entraînent au bout de les nuit»? les internautes ont-ils été victimes d"un effet Mandela foins d"une hallucination auditive collective?

Moi:- elle m"entraînent au coupable de les nuitEux:- qui ça, lequel çaLes démons du minuit:- pic.twitter.com/pr9UNptQFy

— ᴍᴀɴᴜ (
_mvnu__) august 25, 2019

Mystère résolu? accord et non. Cette reste à délaborer l"extrême popularité aux l"expression, qui semble débordé les des classes d"âge und les classer sociales. Tous le mondes ne peut être pas pour avoir entendu Slimane hay Ève Angeli en concert. C’est possible que partie DJ local contribuent, à lintérieur leur coin, jusquà perpétuer les sempiternel «Qui ça, qui ça?». L"expression affleure à lintérieur l"inconscient collectif. D’elles colle à cerveau profitez-en une yonsei antienne, floue, for lisière de conscient.


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Pour Gérôme Guibert, partie sociale des musiques populaires for Sorbonne Nouvelle, «contrairement de cultures savantes qui ont un maquette cadré, esquive œuvres populaire sont associées à l"interprétation lequel peut varier bruyants la manière dont les gens se les réapproprient, c"est par exemple prendre plaisir ça que dans les mariages nous peut ecoutez la la chanson “Il est vraiment... Il est vraiment... Il est vraiment phé-no-mé-na-la-la-la.” C"est vraiment au fur und à mètre des année que les couplets se sont ajoutés».

Plus que das hallucinations auditives, les phénomène propre ns «Démons aux minuit» serait par conséquent plus jusqu’à rapprocher d"une co-construction entre une chanson et ses infinies possibilités aux détournements et ns remixages. Le mariage, et par extension esquive fêtes en alger genres, cristallisent les propension au détournement aviné.

Paroles enchâssées rang «enjazzées»

«Dans les années 1960, le auditeur prend la conscience qu"il pouvez intervenir, qu"il peut briser des beaucoup de chaises ou de nouveau toucher l"artiste, bénéficie dans les concerts du Gilbert Bécaud. Puis à lintérieur les âge 1980, la proximité avec l"artiste créer un dialogue, la digression vient s"intégrer à lintérieur la chanson. Le auditeur va donner une réponse prédit à ns question du chanteur», analyser Joël July, maître aux conférences jusqu’à l"université d"Aix-Marseille und spécialiste ns la chanson française.

Dans «Les Démons aux minuit», une renversement s"opère. «Les “Démons du minuit” former le sujet ns la phrase, et c"est le public qui réinstallation la question. D"habitude le auditeur répond for question de l"artiste, il réagit, mais n"outrepasse démarche le pouvoir qui lui est donné d"intervenir et ns questionner direct le texte», s"étonne ns spécialiste. Une commode à rebours ns ce lequel se je faisais habituellement, donc.

Anodine, la petite formulation rajoutée casse les codes des concerts, dans un milieu à propos de quoi le rôle ns DJ ou de MC (maître aux cérémonie) est justement d"engager la partie discursive. Conditions météorologiques peut donc voir crépuscule une bien sur malléabilité, jusqu’à l"instar d"un jeu de questions-réponses non conjugal dans la configuration d"origine d"un standard de jazz.

Ce qui lutte également, venir niveau linguistique, c"est «l"épanalepse rang le langue familier de l"expression, qui accentuent le page populaire, voire populeux», note Joël July. L"expression nous permet du comprendre esquive rapports qui se jouent à lintérieur la construction sociale de la musique.

«En réagissant à une chanson ou jusqu’à un son, nous sommes tirés vers des alliances affectives und émotives. Les musique, pourrions-nous dire, l’on offre le sentiment intensément subjectif d"être des êtres sociaux», écrivait ns musicologue Simon Frith en 1996. «Les Démons aux minuit» articulent dès pendant le caractère éminemment social de rapport à la musique et à celles ajouts populaires.

La rumeur de «Qui ça?» dessus le web

De celles paroles apocryphes, on en établir également des pistes éparses sur le web. D’environ un célébran forum, à lintérieur des vidéo YouTube, sur une page facebook et sur Twitter. C"est d"ailleurs sur cette réseau social plus se cristalliser la surtout des interrogations liées à celles paroles fantômes.

Si quelqu"un pouvait m"expliquer cette fameux "Qui ça ? qui ça ?", ça m"aiderait bien. Ca m"aiderait jusqu’à ne étape étriper certains voisins qui faire partie de cette terrible caste du DJ/chanteurs.

— buy it | (
Sarah_TD) august 28, 2019

Ce sont das novices, bien plus que esquive professionnel·les, qui usent et abusent de «Qui ça?». Dans la de nombreux des reprises officiellement (de DJ Fou à Collectif Métissé, en de Jul), il y a d’un forme de respect des texte originales. Même dans la maison de Jul rang Alonzo, qui reprennent la structurellement des Démons du minuit à lintérieur «Les Sheitans du minuit» (2015), n"ajoutent étape pour autant le paragraphe incriminé.

«Il s"agit ns phénomènes typiquesdes musique populairesde culture orale.»Gérôme Guibert

Avec son nombres incalculable aux reprises par des professionnel·les, cette sont de nouveau les compagnon lambda et les internautes qui se permettent le plus du liberté auprès le ton et les paroles. Tous se importer comme aucas une super reprise collective et près de infraconsciente s"opérait.

Une question ns tempo

«Chaque génération s"approprie das “Démons de minuit” jusquà sa façon. Mais il y a dix ans, em n"entendais étape le “Qui ça”», développe thomas Robert. ns progressive altération qui ne surprend démarche Gérôme Guibert: «C"est comme ça dedans les peu repris dans das manifs, où on rajoute des paroles. Il s"agit de phénomènes typiques des musiques populaires ns culture orale.»

Et à propos, est-on aucas sûr plus Slimane orient à l"origine du la rengaine? del tout, cette pourrait bien un m le continuateur d"une douane qui les précède, et à lintérieur il se je faisais simplement le passeur. Joël July avance l"hypothèse bruyants laquelle un son sifflant, par deffets d"illusion auditive, peut matin interprété par le cerveau profitez-en une «onomatopée significative». Le célèbre «Qui ça?».

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Face à vide chaîne par les rythmique, se conçu «un unir pragmatique des locuteurs» qui ils recherchent à échoué des mots d’environ un découper de sons. Le phénomène n"est démarche nouveau, prendre plaisir le prouvent les nombreuses illusions sonores recensées par esquive médias et par esquive internautes, de bail Voulzy jusquà NTM et le sien «assassin ns la police».

«Je ne pense pas qu"il soit possible aux trouver l"origine précise aux ce phénomène. Mais em pense que celles “Qui ça? qui ça?” vient des groupes du reprises, du chanteurs, karaokés foins DJ à lintérieur les animations de soirées qui en jouant le titre», reconnaissance Thomas Robert.

La version ns Collectif métissé, quant jusquà elle, intercale un furtif «C"est ça!» en endroit et place de «Qui ça?». prouver que les micro-partie instrumentale s’être prête for réécriture, avec toujours concède ou moins esquive mêmes sonorités.

Il n"est démarche rare, en effet, qu"un malentendu plane pour les paroles des chansons. Qu"il s"agisse des illusions auditives, foins d"un «malentendu produire par l"artiste lui-même, comme la fin aux “Foule sentimentale” d"Alain Souchon, volontairement cryptique», abonde Joël July.

Si malentendu cette y a pour le «Qui ça?», c"est au niveau ns son intégration ou non dans esquive paroles officielles, trop l"expression à lui semble consubstantiellement accolée.

Un marqueur social

Il y a toutefois deux camps bon établis. Esquive pratiquants, qui n"hésitent étape à intercaler das paroles avec force décibels, et esquive rétifs, qui juge le «Qui ça» bénéficie quelque bits avilissant. Celles qui rajoutent, et ceux qui rejettent.

«Il faut faire participer ns publicet c"est d’un façon ns dynamiser, d"inviter esquive gens chan le refrain.»Thomas Robert

Thomas Robert est aux ceux-là: «Ça me déstalinise parfois. Mais on née peut aucune y faire. La chanson traverse das époques et tous génération se l"approprie à sa façon.» convoque autant, le ventilateur d"Émile et image ne jette démarche la pierre aux abrita qui rajoutent ces paroles: «Il faut donner participer le auditeur et c"est ns façon de dynamiser, d"inviter esquive gens chan le refrain.»

Le pratiquant aux «Qui ça» s"envisage, inconsciemment ou non, comme membre d"une communauté qui venir tester les popularité aux jeu de questions-réponses. Un stratagème d"initiés qui viendrait «ponctuer l"énorme réussite d"une chanson que assez le monde connaît moyennant cœur (parfois à son physique défendant)», profitez-en le sommaire Joël July.

L"insert «Qui ça?» permet de se décentrer, l"espace d"un instant, puis de se cf en train ns participer à une restrictions collective, jusqu’à une cultistes commune.

«Cela rappeler un procédé aux la Renaissance. D’environ une la chanson liturgique pouvaient confiance en soi greffer des paroles de chanson populaires même paillardes, rang inversement. Ce type d"insert s"est je lai ouvert jusqu"au vaudeville», constate Mathilde Vallespir, maîtresse de conférences en sémiotique jusquà Sorbonne-Université. Mais convecteur la chercheuse, ce n"est étape tant l"intrication des registres qui componter que l"importance du ce frais d"inserts, qui contribuer à les pérennité des œuvres.

Un aviation du temps favorable

Si l"origine du «Qui ça» se perd dedans le vague des année 1980, il y a fort heureusement des phénomènes similaires avec simultanément et traçables. En témoigné Angèle und son pièce «Tout oublier», passé à tamis ns remix pop par le coporation, groupe L.E.J, qui intercale la «grosse moula» entre de toi couplets. Devenue un mème, la partition pirate n"a étape tardé à être reprise par esquive fans dans les concerts du la chanteur belge.

Observer cette création collective, und la cf se greffer ns paroles originales, permet ns constater la propension ns la musique jusqu’à se commettre parasiter par ses auditeurs. Sans que les artistes n"en soient à l"origine, bien venir contraire.

« la gros moula » is the new « lequel ça ? qui ça ? » des démons de minuit

— medsanthrope (
Medsanthrope) august 26, 2019

«Le développement d"internet a accélération des phénomènes aux mix et aux constructions hybrides entre musique empruntée jusquà un titre et paroles de chanson empruntées à autre (le assez mixé “à les maison”): das fameux mash-ups. Esquive gens sont désormais habitués à cette genre de pratiques», décrypte Gérôme Guibert.

À l"aune aux remixage constant, s"interroger d’environ les dabord traces ns ces «hackings» par un auditeur friand d"hybridations pirates et du mèmes. «Cela dit quelque chose ns la moderne et ns l"esthétique actuelle, lequel se joue dans le collage. Nous va vers d’un poétique de la saturation. Reconnaissance il y a de références, plus l"œuvre orient considérée bénéficie aboutie. D’un fois qu"il y a eu des inserts comme “la gros moula” hay le “qui ça”, on ne peut pas faire profitez-en s"ils n"avaient étape eu lieu», conclure Mathilde Vallespir.

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In fine, ce hacking progressif du la la chanson culte des âge 1980 conditions météorologiques tend les miroir ns notre rapport avec simultanément à la musique: doit immersif et collectif, avec une once ns private plaisanter globale.